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Riko

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vous en savez deja assez!!!

chez oim

je slam , je rap , j'ecoute , je vie...
Foto 1 de 40
setembro de 2006

septembre 2001...

SEPTEMBRE 2001…

 

Ahmed le berger n’avait pas CNN, il a appris aujourd’hui ce qu’était la haine.

Paisible avec sont troupeau sous sont olivier, il a vue impassible des troupes débarquer,

 pour tout bombarder.

Sa vie vient de prendre un virage, il ne voie plus son village, ne reste plus qu’un nuage,

 il sert les dents, sa femme et ses enfants ne sont plus qu’un mirage.

Un GI lui crie « bouge pas al-kaida !!! », je comprends pas ce que me dit ce gars !

Je lui montre une photo de sa femme et de mes enfants, mais pourquoi ce type en treillis dans ma ferme est- il couvert de sang ?

Au nom d’Allah qu’ont-ils fait à Djamila, et que font-ils sur ce qui reste de chez moi ? Qu’ai je fais pour mériter ça ?!

Traîner, taper, injurier, torturer, il mon tout voler puis il mon dit qu’il c’était tromper et mon relâcher tel un chien enragé complètement largué.

Il ne me reste plus rien, je suis dépossédé de tous mes biens et cet homme en noir s’approche et me parle des miens.

Me dit que ce n’est pas ma faute, que je ne suis pas le premier.

Me montre tout les autres, explique qu’ils vont ce venger.

Je cherche à comprendre pourquoi ils font ça aux nôtres.

Et il me montre ces images de deux gratte-ciels en feu qui se vautrent.

Mes yeux se troublent, mon sang se glace, de voir ces tours doubles,

 disparaître et faire place, à la terreur et au cries qui de puissance redoublent.

Ils me disent qu’ils sont venu voler notre OR, est ce que tout ça vaut la peine de tous ces mort.

De se retrouver en exil pour cette substance en baril qui jamais ne brille…

On me tend une ceinture de bombe puis on me montre un objectif.

Je la prends et cette impression douloureuse de mettre un pied dans la tombe, tout ça a pour moi quelque chose de vraiment négatif.

Mon esprit de leurs paroles est embrumé, mon cœur et mon âme de leurs discours se sent meurtrier.

Devoir traverser la mer Egée, et comme Ulysse perdre pied.

Dans un pays étranger ou tout ses gens en majorité non jamais accepter que l’on vienne chez moi tout bombardé et de regardé a la télé ma femme mes enfants ce faire tuer.

Ce voyage est pour moi interminable et je sent autour de moi tout ses diables qui me poussent à faire des choses innommables.

Et me voila dans ce métro ou tout ses gens s’affolent pour partir au boulot, j’en apprends plus en lisant les journaux.

Saddam c’est fait serrer, Oussama c’est bien cacher, et Georges a eut ce qu’il avait espérer…

Je regarde les gens dans ce wagon et le visage de cette femme comme une apparition.

Sont sourire me transperce comme une lame, elle apaise mon regard plein de flamme.

Sont « bonjour ! » m’envahie de cette sensation que l’on appelle l’amour, cette sensation que j’ai crue évanoui de mon être pour toujours.

Elle ressemble à Djamila, je la regarde et je reste las.

Je n’appuierais pas sur ce bouton, j’ai trop envie de lui parlé, même si j’ai l’air con.

Je n’appuierais pas sur ce bouton, car mon cœur vient d’être toucher par cupidon.

Je n’appuierais pas sur ce bouton, et je demande pardon…

Je n’appuierais pas sur ce bouton, d’avoir voulue faire ce geste à la con.

Je n’appuierais pas sur ce bouton…

Je lève au ciel mes yeux plein de larmes, je voie mes enfants, Djemila me regarde,

Je dépose les armes, que dieu te garde,

Je lui tends ma main, elle la regarde, elle l’étreint, et la garde…

Allah ag bar…

                                                                                                                             Riko

 

« Au nom du Père, du Fils, et du Saint esprit, de l’Iman du Rabin, plus jamais ceci…

 

                                                                                                                            Mc solaar

julho de 2006

jeune de banlieue

 
DISIZ LA PESTE
Jeune de Banlieue

Je suis un jeune de banlieue
Un jeune de banlieue, un jeune de banlieue
La la la la la la la la
La la la la

Ancienn'ment Disiz la Peste
J'ai souvent la pêche, tout l'temps la banane
Un sourire au milieu du faciès
Je viens d'un tiéqs
Les coups durs, je les encaisse, t'inquiète
Je fais ma quête, je ne cesse de relever la tête
Pour ce texte, franch'ment
J'vais pas faire des jolies phases ni des jolies phrases
Je veux juste que tu saches
C'est que si je suis sage et que mon message
C'est la paix, l'amour, la foi
De ces trois mots je suis otage
J'ai l'syndrome de Stockholm
Je me dois en tant qu'homme
De rester fort et dur même si la vie déconne
J'ai des sous, c'est vrai, mais j'ai aussi des soucis
Écoute mon album du bled, tu verras qui j'suis
C'qui m'inspire, c'est les films et les livres
Notamment Gloria, l'Alchimiste et l'Esquive
J'étais qu'un jeune de banlieue
Maintenant je vends des disques et des films
Mais j'suis toujours un jeune de banlieue
A leur yeux, tout ceux qui m'parlent avec condescendance
Qui croient faire des blagues toutes péraves, on n'a pas le même sens
Ni de l'humour, ni de l'amour et pour la France
Peu importe ce que je f'rai, à jamais dans sa conscience

J's'rai qu'un jeune de banlieue
Je suis un jeune de banlieue
Un jeune de banlieue, un jeune de banlieue
La la la la la la la la
La la la la
 
Je suis un jeune de banlieue
Un jeune de banlieue, un jeune de banlieue
La la la la la la la la
La la la la

J'ai beau me cultiver, mes attitudes me trahissent
On sait que je viens d'ici, donc on m'écarte de la liste
Ils me catégorisent, sur mon milieu théorisent
Mais je pars en quête de la terre promise comme Moïse
Au début, j'essayais de camoufler mon accent banlieusard
Mais quand j'm'entendait parler, je trouvais ça bizarre
Est-ce que l'Auvergant a honte de son environnement ?
Alors pourquoi devrais-je avoir honte de mon bâtiment ?
Pourquoi les artistes de chez nous n'ont pas leur part entière
Est-ce que Jamel aura le même rôle sa vie entière ?
J'aime pas m'faire du fric sur la misère
Mais j'te jure qu'mes galères, j'en suis fort et j'en suis fier
Je suis fier de là où j'ai grandi
Y'a pas qu'des taudis
Y'a quelques bandits
Mais on vit, qu'est-ce que t'en dis ?
J'suis fier d'être un jeune de banlieue
Ce qu'ils montrent de chez nous est faux
Je suis fier de mon milieu

Et j'suis qu'un jeune de banlieue
Je suis un jeune de banlieue
Un jeune de banlieue, un jeune de banlieue
La la la la la la la la
La la la la
 
Je suis un jeune de banlieue
Un jeune de banlieue, un jeune de banlieue
La la la la la la la la
La la la la

J'entends souvent "perdu d'avance"
Chez nous les gens sont défaitistes
Car notre histoire a beaucoup de cicatrices
Est-ce parce que je suis artiste
Que cela me rend triste ?
Tout le monde devient raciste
Car les coups durs insistent
Et si j'insiste, c'est simple, c'est que le système
Ce qu'ils nous infligent n'est pas juste, mais si j't'aime
C'est que chez toi je peux lire et je peux parler
Je peux écrire et mes enfants, j'pourrai les r'garder
Je suis un jeune de banlieue
Je sais que je fascine
Parce que là d'où je viens, réussir n'est pas facile
Et je garde les stigmates, de ce milieu, de ma peau mate
J'ai beau m'en débattre, parfois c'est dur, il m'faut de la pommade
On est comme des nomades
Au-delà de nos cités, beaucoup de gens nous regardent
Comme si on allait partir, mais on est pas des nomades
On vit ici, avec vous, on n'est pas des nomades
Et c'est toujours la même image :
Le guignol ou le rageur
La banlieue ne fait que rire ou que peur et c'est dommage
Y'a plein d'autres choses, pour l'amour, on a nos codes
On sait aussi le célébrer sans drogue et sans alcool
J'ai des intenses instantanés
De bonheur pendant tant d'années
De rire, de solidarité
Pendant que vous nous condamnez
Banlieusard, tu n'es pas là pour rien
Et sois fier si tu es un jeune de banlieue


junho de 2006

bonneuil

merci a toi grand corps malade pour ces voyage planetaire

tout ces endroit ou l'on a connue la galere

mais que l'on garde dans le coeur

tout ces endroit que l'on connait par coeur

allez y jeter un oeuil

a cette ville que l'on appele bonneuil...

Vu de ma fenêtre

 
Grand Corps Malade
Vu de ma fenêtre
 
 
 
Vu de ma fenêtre, y'a que des bâtiments
Si j'te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens
Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement
Vu de ma fenêtre, y'a des petits qui font du skate, ça fait un bruit, t'as mal à la tête
Et puis y'a des gars en bas qui galèrent
Ils sont là, ils font rien, ils prennent l'air
Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver
Vu de ma fenêtre, y'a vachement de passage, de Carrefour à la mairie je vois des gens de tout âge
Du métro à la boulangerie, je vois toutes sortes du visages
Et puis en face bien sûr, y'a Vidéo-Futur, toute la nuit, les mecs s'arrêtent devant en voiture
Franchement le patron, il doit être blindé
Moi aussi quand je serai grand, je veux vendre et louer des DVD
Je suis aux premières loges pour les arrachages de portables, j'ai une vue très stratégique
Si j'étais une poukave, je louerais mon appart comme planque aux flics
Vu de ma fenêtre, y'a le café de France, juste en bas, à deux pas
Il est tenu par des Rebeus, j'te jure, ça s'invente pas
Y'a des meufs bien coiffées qui viennent prendre un café,
Y'a des petits couples sereins qui viennent boire un coup avant d'en tirer un
Et y'a des gentils poivrots qui viennent oublier leurs galères dans la bière
Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver
Aux beaux jours, ils mettent même des tables en terrasse
Vu de ma fenêtre, y'a plein de monde au soleil c'est ma classe
Et comme je vois tout, de ma planque, comme un keuf
Mes potes m'appellent avant de venir pour savoir s'il y a de la meuf
Vu de ma fenêtre, celui que je vois le plus souvent c'est Ludo
Il est gentil mais quand tu le croises c'est pas forcément un cadeau
Si tu le supportes pendant une heure, j'te jure t'es costaud
C'est le mec qu'on appelle la cerise sur le ghetto
Vu de ma fenêtre, c'est pas de la télé-réalité, ni un sitcom d'AB Production
Et je vois pas mal de gens qui triment et voient la vie comme une sanction
Et même si face à la galère, ils préfèrent se taire, ils mettent pas de genoux à terre et le poing en l'air ils restent fiers
Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver
Parce que oui, vu de ma fenêtre, je vois pas mal d'espoir
Quand je vois le petit blond jouer au foot avec le petit noir
Quand je vois des gens qui se bougent, quand je vois des gens qui se mettent des coups de pied au cul,
Pour sortir de la zone rouge, et pour que la vie vaille le coup d'être vécue
Quand je vois ces deux hommes qui boivent un coup en riant, alors qu'ils sont soi-disant différents,
Parce que l »un dit « Shalom » et l'autre dit « Salam » mais putain ils se serrent la main, c'est ça l'âme de mon slam
Je prends ça comme un bon signe, c'est peut-être un espoir infime
Mais je te jure que je l'ai vu, c'est pas pour la rime
Bon c'est vrai que vu de ma fenêtre, je vois aussi la galère, la misère, les suicidaires, et les retours au pays en charter
Mais je suis un putain de rêveur, un grand optimiste, c'est une philosophie qui me suit,
Alors je me dis que ça peut s'arranger. J'espère donc je suis.
Vu de ma fenêtre, y'a que des bâtiments
Si j'te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens
Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement
Mais vas-y viens chez moi, on regardera par la fenêtre.
Tu comprendras pourquoi je rigole, pourquoi je crains, pourquoi je rêve, pourquoi j'espère
Surtout le printemps, surtout l'été, surtout l'automne, surtout l'hiver.
 
                                           
Grand Corps Malade - Vu de ma fenêtre
maio de 2006

Y'a pas de couleur

 
Kery JamesY'a pas de couleur
Y'a pas de couleur
 
 
Message d'amour même en temps de guerre
Alors que certains attisent les passions
Moi j'rappe pour les Noirs, les Arabes et les Blancs
Saches que je suis pas de ceux qu'effrait la différence
Ta couleur de peau pour moi ne fait aucune différence
Y a pas de couleur pour aimer, pas de couleur pour souffrir
Pas une couleur qui t'empêche de mourir
Pas une couleur pour s'aimer, pas une couleur pour sourire
Pas une couleur pour pleurer (tu le sais)
Dans nos différences nous sommes liés
Nos apparences ne sont pas toujours le reflet
de ce que contiennent nos cœurs et c'est ce qui importe
Y a pas de couleur pour que la mort t'emporte
Y a pas de couleur pour tricher, pas d'couleur pour tromper
Pas de couleur pour blesser ou tuer
Pas une couleur qui t'immunises contre la douleur
Pas une couleur qui te rendes supérieur (sache-le!)

Ma sœur y a pas d'couleur pour pleurer
Tu vois mon frere, y a pas d'couleur pour aimer
Pas d'couleur pour soufrir
Pas d'couleur pour sourire
Y a pas d'couleur pour pleurer

Y a pas de couleur pour être stupide, ignorant, raciste et borné
Pas une couleur attitrée à l'absurdité
Pas une couleur qui prouve ton intelligence
Pas une couleur qui témoigne de ta tolérance
Pas une couleur qui t'empêche de te sentir seul
Foudroyé, rescapé d'un amour manqué
Pas une couleur qui t'abrite de la pauvreté
Pas une couleur qui garantisse ton honnêteté
Pas une couleur qui te protège de l'erreur, frère
Pas une couleur qui te protège de la peur, sœur
Pas une couleur qui t'innocente de toute injustice
Aucune couleur ne garantit ta réussite
J'connais les méfaits du racisme et ce qu'ils provoquent
Quand l'exclusion devient rage, arrive le choc
Même en temps de guerre alors que la paix agonise
J'réanime l'amour dont l'absence m'épuise

Y a pas d'couleur pour pleurer
Pas d'couleur pour aimer
Message d'amour même en temps de guerre

Y a pas d'couleur pour pleurer
J'dis qu'il n'y a pas d'couleur pour aimer
Message d'amour même en temps de guerre
Moi j'rappe pour les Noirs, les Arabes et les Blancs
J'suis pas là pour leur dire ce qu'ils veulent entendre

le film francais de l'annee

le film francais de l'annee a ne rater sous aucun pretexte...
pour ne pas oublier...
maio de 2006

Un jour de paix

 
113
Un jour de paix
 
 
Si la paix pouvait embrasser ce monde juste un jour,
Une trêve, une pause pour que l'on sache après quoi on
court.
Sait-on encore c'que signifie l'amour ?
J'ai bien peur que non, Dieu nous le montre tous les jours...
La planète tourne à l'envers, ça m'fait peur,
Voyez vous les flammes de l'enfer frères et soeurs.
Ne lui vendez pas vos âmes.

J'aimerai dire qu'les clés du bonheur s'trouvent pas dans les
billets d'banque.
Voir tous ces gens libérés d'la peur qui les hante
Qui aiment la vie mais celle-ci leur a fait un baiser mortel
Quelques rimes que tu peux comparer aux larmes du soleil
Un jour de paix, tant qu'y'aura des hommes et des femmes qui
s'aiment
Mon coeur c'est pas une télécommande
Nous on veut tous une femme présente, même dans la tourmente
Chacun regagne son domicile, comme les tranchées
Ta couleur de peau peut faire de toi un étranger
Tu trouves ça normal ? Moi j'me sens chez moi n'importe où.
Citoyen du monde avec peu d'moyens mais libre au moins,
Au fond d'moi j'ai du mal à comprendre,
Quand j'vois ces mômes mal vêtus, mal nourris, victimes de
maltraitances,
Vitry, mon cadre de vie rongé par l'trafic d'l'amour au
compte goutte
Comme les aides humanitaires pour l'Afrique
Au coeur d'l'incendie, suffit pas d's'lever du bon pied,
Traverse les flammes courageux et brave comme un pompier.

Si la paix pouvait embrasser ce monde juste un jour,
Une trêve, une pause pour que l'on sache après quoi on
court.
Sait-on encore c'que signifie l'amour ?
J'ai bien peur que non, Dieux nous le montrent tous les
jours...
La planète tourne à l'envers, ça m'fait peur,
Voyez vous les flammes de l'enfer frères et soeurs.
Ne lui vendez pas vos âmes.

Comment rester insensible ?
La violence déborde, changer l'attitude de l'être humain
est-ce possible ?
Comment rester insensible ?
Une vie minable dans un quartier minable mais pour la peine
tant qu'c'est possible.
Blacko:
En tant que rasta man, je mène mon combat
Je l'appelle l'amour mais pour le diable j'ai des coups de
ton-ba.
J'lâcherai pas l'affaire, non je ne baisserai pas les bras
J'y croirai dur comme fer même quand mon coeur s'arrêtera.
Un jour de paix pour nos fils,
Un jour de paix pour nos filles,
Un jour sans que tout parte en vrille,
Un jour sans pleurs, sans haine, sans peur, sans peines
Un jour où tombe Babylone system.

J'suis un être humain comme tout l'monde
J'm'arrête aux choses sensibles,
Tu sais que même avec le temps les plus rebelles
s'assagissent
J'veux voir d'la joie au lieu d'la haine dans les yeux des
gens
J'ai d'la peine quand j'regarde les infos, et vois c'qui
s'passe sur notre continent
J'vis là où les jours s'confondent avec la nuit,
Là où aussi on laisse peu d'chances aux plus démunis,
Aux orphelins qui retrouvent l'amour dans un foyer
secondaire,
Dès leur enfance, bercés par la colère d'un père
Toutes nos valeurs sont écoulées dans les unes.
Une violence urbaine au milieu des nôtres.
Rêve d'une terre sans discriminations, sans conflits,
Tend la main à ceux dans la solitude
Comme ce p'tit paralysé sur un lit, qu'on voit qu'le bonheur
ce second souffle
Y'a des gens qui souffrent, et qui font pas semblant.
Pour tous les pays en guerre, j'agite le drapeau blanc.
Baissez les armes, séchez vos larmes pour un jour de paix
c'est maintenant.

Si la paix pouvait embrasser ce monde juste un jour,
Une trêve, une pause pour que l'on sache après quoi on
court.
Sait-on encore c'que signifie l'amour ?
J'ai bien peur que non, Dieux nous le montrent tous les
jours...
La planète tourne à l'envers, ça m'fait peur,
Voyez vous les flammes de l'enfer frères et soeurs.
Ne lui vendez pas vos âmes.

Comment rester insensible ?
La violence déborde, changer l'attitude de l'être humain
est-ce possible ?
Comment rester insensible ?
Une vie minable dans un quartier minable mais pour la peine
tant qu'c'est possible.

Ohohoh yeah ...
113, Blacko
9-4, 9-5
Gotcha music
Yeah ...
Comment veux-tu qu'la terre tourne à l'endroit si nos
cerveaux marchent à l'envers man ?
Reaction, reaction !
maio de 2006

Toucher l’Instant

On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie
Il existe paraît-il, un instant dans l’écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s’envole en silence
Que l’on rape ou que l’on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t’en faire une démo
Qu’il est possible de combattre le mal par les mots
C’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde
Rouda, n’oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve

C’est un phénomène puissant, je ne te parle pas d’inspiration
Mais d’un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l’encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d’une rime errante
On touche du doigt l’instant qui nous enveloppe de sa puissance
C’est sans cesse la renaissance de l’essence même de nos cinq sens
C’est le moment où on passe de l’autre côté des paysages
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s’élance
Là où j’ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil
Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n’existe que dans mon esprit

Et que je suis complètement mythomane lorsque j’écris
Mais laisse moi mon stylo, y’a pas moyen que je m’arrête
J’ai une envie d’écrire comme t’as une envie de cigarette
Et pour m’enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c’est tout sauf une légende, on espère juste toucher l’instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l’espace-temps
Les moments que l’on redécouvre, que l’on connaît plus ou moins
Tu l’as déjà touché Jacky, j’en suis témoin
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie.
 
Grand Corps Malade - Toucher l’Instant

chercheur de phases

Lui il a traversé tout le pays pour atteindre le Grand Ouest
Equipé d’un vieux fute, d’un gros sac et d’une veste
Il se prend pour un aventurier, à raison ou à tort
Il est parmi tant d’autre un simple chercheur d’or
Il retourne toutes les rivières en secouant son tamis
Il traque la moindre lueur, il en rêve même la nuit
Il soulève chaque caillou pour voir ce qu’il y a en dessous
Il lui arrive même de chercher jusqu’à s’en rendre saoul
Il ausculte tous les grains de sable pour dénicher la pépite
Il sait prendre son temps, ne jamais aller trop vite
Quand il rentres chez lui, je te jure qu’il cherche encore
Ses yeux sont des radars, c’est un vrai chercheur d’or
Ca lui a pris un beau jour en voyant les autres partir
Il s’est dit pourquoi pas moi, je pourrai peut-être m’enrichir
Et puis parcourir le monde avec son sac à dos
C’est peut-être au bout du compte le plus beau des cadeaux
Quand il trouve un peu d’or, pour lui plus rien n’existe
Il ne voit plus, n’entend plus, il est comme un autiste

Alors il en veut plus, il chercherait jusqu’à sa mort
Il est parmi tant d’autre un simple chercheur d’or

Moi j’ai traversé toute la pièce pour atteindre mon petit bureau
Equipé de ma main droite, une feuille et un stylo
Je me prends pour un poète, p’t’être un vrai, p’t’être un naze
Je suis parmi tant d’autres un simple chercheur de phases
Je retourne toutes les phrases en secouant mon esprit
Je traque la moindre rime et j’en rêve même la nuit
Je soulève chaque syllabe pour voir ce qu’il y a en dessous
Il m’arrive même de chercher jusqu’à m’en rendre saoul
J’ausculte tous les mots pour dénicher la bonne terminaison
Je sais prendre mon temps, la patience guide ma raison
Même quand je sors de chez moi, je profite de la moindre occaz
Pour pécho de l’inspiration, j’suis un chercheur de phases
Ca m’a pris petit à petit en voyant les autres écrire
J’me suis dit poser mes textes, ça pourrait me faire plaisir

Et puis trouver le bon mot et le mettre à la bonne place
C’est peut-être ça le plus kiffant, la bonne rime efficace
Quand je trouve une bonne phase, pour moi plus rien n’existe
Je ne vois plus, n’entend plus, je suis comme un autiste
Alors j’en veux plus, je veux qu’on se souvienne de mon blaze
Je suis parmi tant d’autres, un simple chercheur de phases

Son Grand Ouest, c’est mon petit bureau, t’as vu le parallèle frérot
Et si tu pars à Lille, t’es zéro, car ça se passe là dans ton petit bistrot
Moi je fais le pari que tu te tapes des barres dans tous les bars de Paris
Mais si tu ris pas et que tu te barres dans ta barre, oublie mon pari
Car si je viens juste dire des mots, tu peux pas me maudire
Même si je fais ni du Rimbaud ni du Shakespeare, j’sais qu’y a pire
Je te jure, respire ! Je pourrais faire du Britney Spears
Te faire kiffer toi même tu sais que c’est à ça que j’aspire
Moi je veux écrire des tas de phases et te les sortir avec un bon phrasé
Je veux t’envahir de phrases quitte à ce que tu te sentes déphasé

C’est pas avec des jeux de mots que je vais pouvoir dire que je pèse
Encore moins que je vais pouvoir pécho Jennifer Lopez
Mais si tu m’écoutes, c’est déjà une victoire
Et coûte que coûte, je ferai tout pour faire kiffer mon auditoire
Et même si ce texte, c’est pas encore l’extase
T’auras compris le contexte, j’suis un chercheur de phases.
 
Grand Corps Malade - Chercheur de phases
abril de 2006

reflexion

Mes Miles Davis, mes Bob Dylan, mes James Brown ou mes Jean Paul Sartre, mes Albert Camus s’appellent IAM, NTM, DIAM’s ou encore ASSASSIN et SINIK, a coup de freestyles, de punchlines, de lyrics et de phase de ouf, de prise de position et surtout d’attitudes conscientes et militantes m’ont appris que oui et bien oui, en France l’idée capable de synthétiser (sans les détruire) nos identités propres existe bel et bien : c’est la citoyenneté. Finalement le hip-hop nous enseigne une chose essentielle, nous ne somme pas hors de la communauté nationale, nous en somme les leaders…

 

Riko©   9406

abril de 2006

j'vient vous parler d'mes potes

“J’ai écrit ce texte en pensant a vous, j’ai rigoler presque pleurer je vous l’avoue “

Malheureusement pour vous ce texte vous concerne, mais simplement devant vous je me prosterne.

J’vient vous parler d’ mes potes…

 

Ca a prit du temps pour faire passer cette vie dure, mais depuis quelque temps j’ai r’ trouver ma vraie nature,

Je suis encore un peut lent et j’ me tape la tête dans les mur,

Mais j’ vous prend tous maintenant pour vous dire que j’ me suis mis a l’écriture,

Si je mets tout ça en avant avec quelques ratures,

C’est pour dire a présent qu’ j’ai panser mes blessures,

Négligemment avec le temps, mon armure bien trop dure est sur le point de rupture,

Naturellement toute ces blessures on bien changer votre ami immature,

Bienheureusement j’ai bien enfoui toute ma froidure,

Pour pudiquement vous offrir mes sentiments pure...

 

J’ viens vous parler d’mes potes...

 

 J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Je commencerais en étant familiale chauvin, ces normale ces mon cousin

Donc j’ commencerais par Nico, bien ! Parfait ; ces bien lui le plus beau

Ces fatale ces la famille, ces normale chez nous on est pas des billes

Assez réserver ça l’empêche pas d’ ce marrez, et toujours prêt a commencer s’il s’agit de déconner.

Il m’est précieux comme l’anneau, ce mec est un agneau

Mais attention !!! Il est comme l’eau, si tu montes trop au créneau en jouant au barbeau

Il devient un fléau, te fixe au poteau, et te fait la peau en t’ collant des pruneaux.

Ce garçon est mon aine mais putain qu’est ce que je peut l’aimer….

 

J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Passons maintenant  a Jeff, a qui je tire mon couvre chef

Un copain, assez serein, bien qu’un peut galopin, avec un destin de mannequin

Attention ce n’est pas un gamin

J’ le voie plutôt marin, entoure de dauphin, jouant au mutin pas au paladin.

Il  a un beau destin, ce grand gars un peut coquin

Bon allez j’y met fin, la j’en perd mon latin

 

J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Ensuite il y a Dave, aussi puissant qu’un glaive

Un cœur gros palpitant, dans un corps de géant,

En tout cas étonnant, parfois émerveillant quoi que des fois gavant ????

Ne soyons pas insolent car ce type est galant,

Ha !! Mon dieu qu’elles talent  

 

 J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Et ici a Franki, lui ces une anthologie

J’ lai connue affaibli, un pt’i peut ramollie, quoi qu’un peut endormie

Mais depuis il c’est remis, il a banni la maladie

C’est inouï il ma ébloui tout les jeudi

En un scenarii, te pétrifie, t’estropie, te glorifie…

Et j’ai pas tout dit, c’est sur ces un ami.

 

J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Ha !! Mon Yann le roi d’ la vanne

Mon jardinier préférer, toujours prêt à t’aider

Si tes un peut organiser, tu ne risques pas d’nous l’énerver

Ca l’empêche pas de te planter, si dans ta phrase tu tes rater

Il n’est pas du genre a te juger, je ne sait pas s’il a des préjuger

Mais il viendra te ramasser, si toutefois tu tes blesser.

 

J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Reste plus que mon Dr Cyril, et sont phraser fertiles

Ce gars la n’est pas stérile, d’ailleurs sa fille s’appelle Lucille

On peut dire qu’il a sont style, mais sont nom est pour moi indélébile

Il a la tête presque tranquille, j’le verrais bien sur une presqu’île

Et comme nous tous s’il a une tuile, il sortira de ces broutilles

Car ce n’est pas un imbécile …

Mais il peut être aussi fébrile, et nous lâcher ça larme de crocodile…

 

J’ viens vous parler d’ma vie, qui avec vous est bien rempli

J’ viens vous parler d’mes potes, qui sont bien tous au top

 

Mes demoiselle j’ai faillit parler de vous a la fin, mais j’me suis dit que ça n’était pas bien 

Au début j’ me suis gratter la cervelle, tout ça pour vous mes demoiselles

Et dans un futur texte j’me sentirais pousser des ailes pour vous parler d’ELLES….

 

Riko © 9406

 

abril de 2006

par amour

Par amour
diam's
 
 
Poupée, avec l'amour t'as pris la poudre d'escampette
T'as désiré le coup d' foudre t'as dit bonjour à la tempête,
Poupée, t'étais cette fille au pays des merveilles
Tu lui as ouvert ton c.ur plutôt que de t'ouvrir les veines, je sais
T'as vu en lui que ce que seule toi pouvais comprendre
T'étais petite, il était grand, il était tendre,
Je sais, et puis pourquoi se justifier l'amour ne s'explique pas,
Ni même le sang qu'on retrouvera chez toi...

Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...

Poupée, t'as débarqué seule sur un quai de gare,
Tu venais d'ici, de là-bas et t'allais nulle part
Poupée, t'avais de grands yeux bleus mais cernés de noir
C'était peut-être la raison de ton départ, qui sait ?
Lui il a vu que t'étais frêle, que t'étais vraiment dans la merde
Il t'a dis "T'es trop belle vient, je t'emmène poupée"
A cet instant c'est devenu ton mentor
Il avait tort les gens, l'espoir existe encore tu sais,
Ton innocence lui a transpercé le c.ur
Tu étais son évidence, il était ton âme s.ur, je sais
Rien ni personne ne peut juger les gens qui s'aiment,
Ni leurs désirs, ni même la folie qui les traînent, Poupée
Elle était loin cette solitude dans le wagon
Prison dorée, t'as pris perpette dans son lagon
Poupée¨, chez lui c'était le paradis sur terre,
T'as même retrouvé le sourire brûlé dans une petite cuillère...

Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...


Poupée tu n' voulais pas laisser le temps te démolir
T'avais retrouvé le sourire t'étais redevenue solide je sais
Vous étiez deux enfants perdus à l'abandon
Vous êtes devenus deux amoureux contre le monde, poupée
Petite sirène tu nageais dans l'ambulance
Déambulant parmi les gens, rêvant d'une vie beaucoup moins chiante
Je sais, T'avais grandi avec lui et tu mourrais avec lui
C'était le seul à t'avoir redonné la vie
Poupée, ton visage avait retrouvé sa lumière
Petite fille sage deviendra-t-elle une meurtrière, qui sait ?
Pour ses beaux yeux plus rien n'était impossible
C'était l'amour du vice, l'amour du risque
Poupée, tous les matins il se levait aux aurores
Il te disait "Ma fée, je m'en vais juste nous chercher de l'or,
Tu sais. Le monde s'acharne à faire de nous des incapables,
Regarde-moi, tu es ma femme, je ferai tout pour qu'on se barre"...

Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...


Poupée, tu étais devenu sa seule héroïne
Vous alliez vous en sortir, sans égoïsme, je sais
L'un pour l'autre vous disiez adieu à l'enfer,
Adieu aux rêves éphémères qui coulaient dans vos veines, Poupée
Bientôt la vie sans poison ni artifices
De l'amour, de l'eau fraîche, et des rires sans acide, je sais
Tu étais belle poupée, tu étais sienne,
Tu étais reine et belle et bien debout dans un monde qui crève
Poupée, il y a des choses que la vie n'explique pas
Il y a des êtres que la mort te prend et ne te rend pas,
Poupée, cette voiture, cette vitesse et ton homme sur le pare-brise,
Au volant une triste femme en crise tu sais
Elle aussi avait trouvé l'homme de sa vie,
Mais l'a retrouvé dans son lit avec sa meilleure amie, poupée
Dans sa voiture elle a cru pouvoir oublier,
Oublier de freiner et a fauché ton bien-aimé poupée
S'il te plait ne cède pas, relève toi
Tu le retrouveras, au paradis il t'attendra, poupée
Tout le monde sait que sans lui ce sera dur
Tu as perdu ton issue, le seul remède à tes blessures, poupée
S'il te plait ne fais pas ça par amour, arrête!
Pose cette arme, ne teste pas ta bravoure, poupée
Repense au lagon..., repense à vos rêves...
Pourquoi tiens-tu ce canon si proche de tes lèvres, poupée ?...

Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...


A tout ces gens qui vivent par amour,
à tout ceux qui se perdent par amour,
à tous ces c.urs qui tiennent par amour,
à toutes ces femmes qui restent par amour,
à tous ces hommes qui s' cachent par amour,
à toutes ces vies gâchées par amour,
à tous ces gens qui crèvent par amour
Et à tous ceux qui survivent par amour...
março de 2006

marine

 
Diam'sMarine
Marine

Marine,
Tu sais ce soir ça va mal,
J'ai trop de choses sur le coeur
Donc il faudrait que l'on parle,
Marine,
Si je m'adresse à toi ce soir
C'est que t'y es pour quelque chose,
T'as tout fait pour qu'ça foire.
Marine,
Dans le pays de Marianne,
Y'a l'amour,
Y'a la guerre,
Mais aussi le mariage.
Marine,
Pourquoi tu perpétues les traditions ?
Sais tu qu'on s'ra des millions à payer l'addition.
Ma haine est immense,
En ce soir de décembre.
Quand je pense à tous ces gens que tu rassembles.
Tu sais,
Moi j'suis comme toi,
J'veux qu'on m'écoute.
Et tout comme toi,
J'aimerais que les jeunes se serrent les coudes.
Marine,
T'as un prénom si tendre,
Un vrai prénom d'ange,
Mais dis-moi c'qui te prend.
Marine,
On ne sera jamais amies
Parce que ma mère est française
Mais qu'je ne suis pas née ici.
Marine,
Regarde-nous,
On est beau.
On vient des 4 coins du monde
Mais pour toi on est trop.
Ma haine est immense quand je pense à ton père.
Il prône la guerre quand nous voulons la paix.

Donc j'emmerde...
J'emmerde...
J'emmerde qui ?
Le Front National !
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde…), j'emmerde qui ?
Le Front National.

Marine,
Tu es victime des pensées de ton géniteur.
Génération 80 on a retrouvé notre fureur.
Marine,
T'avais l'honneur d'être proche de l'ennemi,
D'installer un climat paisible dans nos vies.
Mais Marine,
T'es forcément intelligente.
T'as pas songé à tous ces gens que t'engraines dans l'urgence,
Marine,
T'es mon aînée et pourtant je ne te respecte pas,
Il m'a fallu faire ce choix.
Marine,
Tu pouvais briser la chaîne,
Prendre la parole et nous rendre nos rêves.
Mais Marine,
T'as fait la même connerie que lui
Penser que le blanc ne se mélange pas à autrui.
Marine,
On ne s'ra jamais copine parce que je suis une métisse
Et que je traîne avec Ali.
Marine,
Plus j'te déteste, mieux je vais.
Et plus je proteste et moins nous payons les frais.

Donc j'emmerde...
J'emmerde...
J'emmerde qui ?
Le Front National !
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde…), j'emmerde qui ?
Le Front National.


Marine,
Tu crois vraiment que t'es dans le vrai ?
Que t'as su saisir ta chance,
Et que ton avenir est tracé.
Marine,
Je ne suis pas de ceux qui prônent la haine,
Plutôt de ceux qui votent et qui espèrent que ça s'arrête.
T'as fais couler ce navire Marine,
J'ai peur du suicide collectif des amoureux en couleur.
Marine,
Pourquoi es-tu si pâle ?
Viens faire un tour chez nous c'est coloré, c'est jovial.
Marine,
J'aimerais tellement que tu m'entendes,
Je veux bien être un exemple quand il s'agit de vous descendre.
Marine,
Tu t'appelles Le Pen,
N'oublie jamais que tu es le problème
D'une jeunesse qui saigne.
Viens, viens,
Allons éteindre la flamme,
Ne sois pas de ces fous qui défendent le Diable.
Marine,
J'ai peur que dans quelques temps tu y arrives
Et que nous devions tous foutre le camps

Donc j'emmerde...
J'emmerde...
J'emmerde qui ?
Le Front National !
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde…), j'emmerde qui ?
Le Front National.
 
Donc j'emmerde...
J'emmerde...
J'emmerde qui ?
Le Front National !
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde qui ?
Le Front National.
Moi j'emmerde...
(J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde…), j'emmerde qui ?
Le Front National.

março de 2006

2 victimes / 1 coupable

 

2005  "La main sur le coeur"  sinik

2 victimes / 1 coupable

J'habite dans un duplex à Manhattan au coin de la 63ème
Jeune cadre diplômé, mes bureaux sont dans un gratte ciel,
Ce matin de très bonne humeur je me sens,
Nous sommes au mois de septembre, le 11 il me semble
En quittant la maison je laisse ma vie derrière moi,
Sans même le savoir j'embrasse ma fille pour la dernière fois,
Comme toujours je dis bonjour à la femme de ménage
En ouvrant mes bureaux du 152ème étage
Je suis le BOSS celui qui parle au bout de la table,
J'en suis tout fier, bref il est 8h00 et bientôt des poussières...

J'ai entendu un bruit impossible à décrire,
En une seconde, une secousse, des cris, des appels au secours,
De la fumée dans les yeux et dans le bide,
Triste choix, brûler dans le feu ou se jeter dans le vide,
Asphyxier, j'ai posé mes yeux dans le ciel,
Puis j'ai opté pour un vol plané du 152ème...

"L'apocalypse en dimension réelle..
Il y aura l'avant et l'après 11 septembre 2001,
Avec des différences entre les terroristes et ceux qui les protégent
En ce moment on entend au-dessus de Kaboul, les bombardiers B52 américains,
Ce sont surtout les enfants qui ont besoin de soins...
Les habitations ont été toutes détruites et les habitants survivent dans ces amas de ruines..."

Je viens du pays des cagoules, là où les obus éclaboussent
J'habite Kaboul et j'ai 12 ans, appelez-moi Mouss,
Les familles sont parties, les soldats sont parterre
Le centre ville est en ruine, même l'école s'est faite bombarder
J'ai demandé à Dieu de m'épauler, ce que vous voyez à la télé
Moi je l'ai vu en ouvrant mes volets
Comme tous les jours, j'irai déblayer les ruines,
Comme chaque soir, les échanges de tirs vont éclairer mes nuits
J'ai 6 frères et soeurs, j'ai peur que la mort nous sépare,
C'est difficile, alors je prie pour que les missiles nous épargnent
Je rêve de l'université, d'un job à mi-temps,
Ici les gosses précoces deviennent adultes à 8 ans,
Victimes d'une guerre dont j'ignore les causes,
Des fois je fais du vélo, mais je slalome entre les corps
Mon père pense que le pays a tout à perdre
Espérant comme chacun que la guerre nous foute la paix

 

"La maison blanche, le président Bush n'y était pas
Notamment pour évoquer les possibles représailles des Etats-Unis, c'est ce que tout le monde attend maintenant
Le président américain a juré dès hier soir de venger
les milliers de victimes de ces terribles attentats, on écoute Georges Bush:
Notre armée partout dans le monde est en état d'alerte maximale"

Je m'appelle Georges, je réside à la maison blanche
J'ai fait la guerre sans motif, de temps en temps ma raison flanche,
Je suis dans le pétrin, j'ai l'ONU sur les épaules
Je me regarde en face dans la glace, même si je tue pour du pétrole
En vérité j'ai la haine, je veux la tête à Ben Laden
Je suis fier, je mens quand je dis que j'aime la paix,
Dans les livres d'histoire, j'aurai laissé mon nom,
Je suis le président Cow-boy je déclare la guerre plus vite que mon ombre
Je fais croire à mon peuple que les barbus veulent frapper l'Amérique
Pour être sûr de taper John Kerry,
Je suis le shérif du monde, le chef, le justicier, le commissaire
J'ai un caniche qui s'appelle Tony Blair
Je tue des condamnés par injection à la piquouse
Partout où je passe on me déroule un tapis rouge
Je mérite le prix Nobel des belles promesses,
Je suis en tort mais je m'endors sans problème

 

março de 2006

le niveau monte !

alors là, waooow, le niveau monte !
ma contribution, c'était la honte !
j'aimerai bien lire celle de franky,
au menu, crassa, heros et crenis ;
j'aimerai lire celle de mister dave,
ses kochons et ses champs de betterave ;
j'aimerai lire celle de tina tinatopoulos,
dans son pti appart, froid jusqu'à l'os ;
j'aimerai lire l'histoire de nico...
costards, gomina, nanas, et restos ;
et que dire de celle d'annabelle ?
steack de riz, katas, et directed spell...
j'aimerai lire celle de monsieur chateau,
"jsuis varois, Oh Oh Ooooooooooooooooooh"
et celle de la célèbre emma,
le liquide vaisselle, il est là...
et pour tous les autres que je ne connais pas,
je garde des bocaux de cornichons de là bas...

;O)
 
jeff

troubadours

à mon tour....
bande de troubadours....
 

Il a suffit d’une photo

Pour jouer sur les mots

 

Notre métier est indiscret

On pénètre chez les gens

On s’immisce dans leurs secrets

Sublimant leurs sentiments

Les histoires s’inventent de la sorte

On est des voleurs d’instant

Attendez-vous à c’qu’on tape à vot’porte

Mais on n’est pas vraiment méchant

 

Il a suffit d’une photo

Pour jouer sur les mots

 

Nos yeux sont affûtés

On fabrique des couleurs

Transcendant la réalité

On vous apporte de la chaleur

De bout de papier trié sur le volet

On en devient magiciens

Mais non, on veut pas vous voler

On est des gens vraiment bien

 

Il a suffit d’ une photo

Pour jouer sur les mots

 

On bichonne vos souvenirs

On est des marchands de rien

Pour décrocher un sourire

On essaye de tisser des liens

Laissez votre esprit s’ ouvrire

L’ imaginaire nous appartient

Jouant avec plaisir

A ce verbe qui va et vient

 

Il a suffit d’ une photo

Pour jouer sur les mots

 

L’ image est porteuse de fantasme

Même sans être ivre

La page blanche est propice à l’ orgasme

Tu écriras ton livre

Ton délire dévoilera tes rêves

C’ est nous que tu enivres

Ton écriture se portera sur nos lèvres

C’ est ton art qui t’fait vivre

 

Il a suffit d’ une photo

Pour jouer sur les mots

 

 

karinette

 

reponse

Derrière ton ordi

T’as fait jaillir la vie

D’une photographie

T’as provoqué un cri

 

Restes connecté

Débranches pas la usb

T’as balancé ton vers

Sans en avoir l’air

 

Ca nous a pris les trippes

On sait qu’t’en a dans l’slip

Il est génial ce type

On est a donf dans l’trip

 

Partenaire au boulot

Je sais ce que tu vaux

Maniant le stylo

Je suis tombée ko

 

On t’connaît impliqué

Tu sais manier l’épée

Y’en a qu’on les zoreilles bouchés

On fait tourner l’idées

 

Méfiance à tout opportuniste

Qui s’mettra sur la liste

Y’en a qui on l’venin à porté d’la main

Et le jeu peut devenir vilain

 

Ici c’est la tête qui divague

Laissant les règles aux vestiaires

S’agit d’faire de chaque parole une vague

Qui dépasse les frontières

 

Ici c’est la liberté d’expression

Rassembler des paroles en l’air

Qui je l’espère feront belles impressions

Un hymne à l’amitié sincère

 

karinette

Ce matin

Ce matin, j’ai ouvert l’ magasin

Et  pour pas changer, j’étais dans l’ pater

Vous connaissez mon humeur, j’ dégage pas toujours d’ la chaleur

J’avais pas levé le rideau, qu’une mamie me tombe sur le dos

Ca ma bien casser les couilles, mais bon ces grâce a elle que j’ mange des nouilles

Elle commence a m’ raconter ça vie, et moi j’ pensait encore a mon lit

Enfin elle a laissé sa pellicule à développer, sa tombe bien j’avais pas envie d’ lui parler

Quelque manipulation plus tard, j’avais moins la tête dans l’ brouillard

Et c’est la que je tombe dessus, j’ vous en donne un ptit aperçu

Elle pouvait pas savoir !! D’avoir fait par hasard, une photo pleine d’espoir

En 2006 j’y croyais plus, et pourtant je l’ai vue

Sans inhibition, ni discrimination

Un paraplégique et sont fauteuil magique

Donne de la bonne humeur, a des pti black, blanc, beur…

Leur non ces Nicolas, Kenza, Sarah  quand a lui c’est thomas

Ca nous change de la télé,  au moins c’est la réalité

Si y passait ça a la télé réalité ça me donnerais envie d’ la regarder

La ou Sarkosi voie de la racaille, moi je voie une belle bande de canaille

Y veut passer un coup d’ karcher, on finira bien par lui mettre dans l’ derrière

Enfin ! Bon ! Passons… on est pas la pour parler de tout ces con

Tout ça pour dire y’a d’ l’espoir, aujourd’hui tout n’est pas si noir

Mais cette photo ma ému et j’espère qu’elle vous est parvenu…

 

 

Riko  "Slam, Ce Matin “© 9406